Origines :

 

Les cordes pour le Kinbaku :

 

A l’origine , le kinbaku était une technique appelée Hojojutsu .
Elle consistait à ligoter les prisonniers selon leur rang , leur faute.
Les cordes utilisées étaient souvent des cordes de riz.
On attachait beaucoup par l’arrière afin de ne pas montrer la manière d’attacher , de telle sorte que la libération était quasi impossible.
Certains policiers, encore de nos jours utilisent les cordes au japon.

 

Cordes :

 

Les cordes généralement utilisées sont en jute de 6mm de diamètre.

Et mesurent en Europe 8m ; ( contre 7m au japon, les asiatiques étant réputées plus « fines » physiquement). Mais certains Maitres comme Kinoko Hajime par exemple n’hésitent pas à utiliser des cordes de différentes longueurs. Pratiquer avec des cordes en chanvre de 8mm était courant en France il y a encore quelques années…

Descendre en dessous de 4mm est dangereux , d’une part pour la solidité des cordes en terme de résistance , mais aussi en risquant de rendre le bondage difficile à dénouer.

Une matière telle le nylon brûle la peau, le lin peut également servir pour le kinbaku , mais est très cher et pratiquement introuvable .

 

Entretien des cordes :

 

Les cordes brutes en jute peuvent être utilisées, elles doivent être préalablement brûlées à la flamme, puis waxées ( cire d’abeille ). Il existe plusieurs façons d’entretenir ses cordes :

1 – brûler, essuyer avec un chiffon humide pour retirer la pellicule de suie qui recouvre la corde, sécher environ 6h pour ne pas laisser l’humidité pénétrer dans la corde (une humidité interne risquerait de faire moisir la fibre notamment si on les renferme dans un sac dans la foulée.), Waxer la corde, sécher environ 12h, puis essuyer avec un chiffon doux. => résultat : corde traitée qui conserve une couleur très claire, surtout valable avec la jute blanche.

2 – brûler, waxer dans la foulée, sécher 12h, essuyer avec un chiffon humide, puis sécher 6h => résultat : une corde traitée qui va foncer un peu dans les tons gris.

3 – waxer, sécher 12h, puis brûler pour que la wax s’imprègne, utilisation d’un chiffon doux et sec

pour supprimer le surplus de wax et de suie. => résultat sensiblement identique au cas n°2

4 – Une technique très personnelle :

– brûler
– essuyer au chiffon humide + 6h de séchage (optionnel si je souhaite faire griser mes cordes)
– waxer + 12h de séchage
– brûler puis essuyer au chiffon humide + 6h de séchage (chiffon doux et sec si je souhaite faire griser les cordes)

Globalement toutes ces méthodes se valent, j’avoue que c’est une question de choix perso, il faut tester et trouver ce qui nous convient au rendu final.

Nous préconisons cependant de ne jamais laver les cordes en jute , l’expérience au fil des ans prouve qu’elles perdent de la tension difficile à récupérer.

Attention à bien faire sécher les cordes une fois waxées ( environ 12 heures, afin que la wax imprègne la corde correctement ), Il faut IMPERATIVEMENT essuyer les cordes après waxage, pour éliminer le surplus de wax sans quoi la corde est excessivement glissante et les nœuds peuvent glisser, notamment en suspension. ( l’ utilisation d’un chiffon doux est recommandé pour éviter de faire plûcher la corde)

Nous insistons sur le fait qu’il ne faut pas utiliser les cordes immédiatement après waxage. Il est IMPERATIF de les essuyer après waxage et malgré tout de rester vigilant. Quand nous disons vigilant, c’est surtout pour les suspensions ( prendre toutes les précautions possibles sur les verrouillages pendant une ou deux utilisations ). Au sol, le danger est moindre.

 

 Boutons ou ligatures ? 

 

Les « boutons » sont les nœuds qui finissent les cordes , on peut aussi ligaturer au delà des boutons avec du fil de différentes couleurs pour reconnaitre leur longueur ( Arisue Go par exemple) . Certains n’utilisent pas de boutons mais ligaturent leurs cordes seulement. L’ on peut aussi utiliser les deux techniques.

 

Vérifier ses cordes :

 

C’est sans aucun doute le plus important des actes avant une session. Une corde qui se casse peut arriver, et ceci même aux plus grands. Tout défaut dans la corde et celle-ci doit être mise de côté , un accident est trop vite arrivé par négligence de son matériel , et n’oubliez jamais que la personne attachée vous a confié sa « vie » entre vos mains. Soyez en dignes.

 

Pliage des cordes :

 

Il existe également beaucoup de façons de plier ses cordes, l’important étant de ne pas faire de nœuds , et de pouvoir facilement retrouver le milieu de la corde pour une certaine vitesse d’exécution et une perte de temps inutile.

Comme toutes fibres , la corde prends des « plis » ; imaginez un pull laissé en vrac dans un sac, plié pendant plusieurs jours, il finira par prendre la marque des plis. Nous préconisons donc que les cordes soient pendues ( à une barre de rideaux par exemple ) pendant plusieurs jours , afin de les laisser reprendre leur forme naturelle plutôt que de trainer dans un sac ou un furoshiki.

Prendre soin des cordes que vous venez d’acquérir

C’est éliminer certains risques, rappelons que le kinbaku , comme toutes pratiques SM peut apporter énormément de plaisirs et de sensations si quelques gestes tout simples au niveau de l’entretien du matériel sont respectés.

La technique ne suffit pas , des cordes en bon état sont essentielles pour pratiquer .

 

L’ Encadrement technique et pédagogique de l’ Ecole des Cordes.